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Aiman MATAR : un étudiant rochelais brille à Pékin

Aiman MATAR : un étudiant rochelais brille à Pékin

Il parle l’arabe, l’anglais, le chinois et le français qu’il étudie à La Rochelle. Ce jeune polyglotte nommé Aiman Aslam Ali MATAR a permis à l’Université de briller au concours international « Un pont vers le chinois ». Arrivé 2ème de la présélection française, Aiman a ensuite remporté le 3ème prix du concours à Pékin. Une réussite à la fois belle et méritée !

En arrivant à La Rochelle il y a bientôt un an, Aiman Yaslam Ali MATAR a tout de suite remarqué les caractères chinois indiquant l’institut Confucius. « Je ne m’attendais pas à lire ici des panneaux dans cette langue. J’ai été séduit par cet institut qui fait rayonner en France la culture chinoise alors j’ai pris contact, en pensant au départ que je pourrais m’y rendre utile comme bénévole. C’est ainsi qu’on m’a proposé de participer au concours Un pont vers le chinois ». 

Un défi : se former en chinois

Pour participer à ce concours international consacré à la civilisation et à la langue chinoise, il ne faut pas l’avoir pour langue maternelle. C’est le cas du jeune Aiman, natif de la ville portuaire d’Aden au Yémen. « J’y ai grandi avec bien sûr l’arabe comme langue première. Mais j’ai aussi très vite appris l’anglais qu’on pratique là-bas dès les petites classes », affirme ce jeune homme particulièrement doué pour toutes sortes de langages. Celui de l’informatique ne l’impressionne pas davantage et c’est dans ce domaine qu’il s’est orienté pour ses études supérieures dans une université chinoise. « C’était un défi ; je partais pour un pays lointain bien différent du mien. Mais j’en étais un peu familier car un de mes oncles avait étudié autrefois en Chine et en parlait souvent. C’est ce qui m’a motivé ». Ainsi, Aiman MATAR s’est envolé pour une ville proche de Pékin où il aura passé en tout presque neuf ans, de quoi acquérir une bonne connaissance du chinois, parlé comme écrit.

Impossible retour au pays

Entre sa licence en informatique et ses années de master en management, Aiman a eu envie de retrouver la péninsule arabique et sa ville d’Aden « mais là, les choses avaient changé. L’insécurité était à son comble et les gens comme moi, jugés comme des intellectuels par certains fanatiques, étaient particulièrement ciblés. Même aujourd’hui, je ne peux pas rentrer à Aden sans me mettre en danger ou ma famille ». Le jeune Yéménite a donc poursuivi ses études en Chine tout en apprenant là-bas le français. « Pour vraiment se perfectionner dans une langue, il n’y a pas d’autre solution que de vivre dans le pays. J’aime énormément la culture française et je suis tombé amoureux de La Rochelle, une ville au bord de la mer, comme Aden ». En Chine une fois ses diplômes obtenus, Aiman avait commencé à travailler. « C’est assez facile là-bas, la société est très mobile, tout va très vite. J’ai gagné assez pour pouvoir venir étudier en France ».

Comique de situation

Dès qu’on le rencontre, on sent chez ce jeune homme au visage rieur une facilité à communiquer. Son niveau de français au bout d’une année est déjà convainquant mais Aiman ne s’en satisfait pas. « J’ai encore tant à apprendre. Je suis plus à l’aise en chinois ». Il fallait en effet de l’éloquence pour réussir, entre autres, la partie artistique du concours Un Pont pour le Chinois. « J’ai choisi de faire un numéro de stand–up comedy. Ce genre connu aux Etats-Unis et en France est également pratiqué en Chine ». Seul en scène, Aiman Yaslam Ali MATAR s’est servi avec humour de sa propre histoire. « En chinois, les mots peuvent signifier des choses radicalement différentes selon l’intonation, ce qui crée des quiproquos parfois amusants ». Jouant sur ce comique de situation, Aiman a séduit le jury du concours. Arrivé 2ème de la sélection française, il s'est ensuite rendu à Pékin pour défendre les couleurs tricolores.

Excellent à l’épreuve artistique, son éloquence et sa présence sur scène ont su convaincre les membres du jury et le public. Il est ainsi le seul candidat de France à avoir surmonté toutes les épreuves imposées et être allé si loin dans la grande finale en remportant le 3ème prix sur 145 participants venant de 112 pays dans le monde. Cocorico ! 

« Je représentais aussi La Rochelle ! » déclare avec enthousiasme le jeune Yéménite qui a intégré à la rentrée le Master management et commerce international de l’Université.


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