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Allô CIDFF : la ligne reste ouverte pour les femmes

Allô CIDFF : la ligne reste ouverte pour les femmes

Allô CIDFF : la ligne reste ouverte pour les femmes

Informer et soutenir les femmes et les familles dans leurs droits, leurs démarches; apporter une assistance aussi bien juridique que psychologique aux victimes de violences : ces missions du CIDFF se poursuivent même en mode confiné. Tout le service est à l'écoute au 05 46 41 18 86.

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"En temps normal, nous faisons déjà beaucoup d'entretiens par téléphone et visio sur Internet. Aujourd'hui, ces modes sont généralisés et cela ne change pas nos missions. Notre équipe est bien présente pour les poursuivre", assure Michèle Bastard, directrice locale du Centre d'Information sur le Droit des Femmes et des Familles. Le CIDFF de Charente-Maritime fait partie d'un réseau de 116 centres sous tutelle à la fois du Secrétariat d'Etat à l’Égalité et du Ministère de la Justice pour son service d'aide aux victimes de violences et d'abus sexuels.

Derrière leurs téléphones ou leurs écrans, les 15 salariés du CIDFF de Charente- Maritime sont déployés sur 3 services : information juridique, emploi et soutien aux victimes. Parmi les questions qui reviennent ces jours-ci, celles des couples séparés sur la garde alternée. "Est-ce que j'ai le droit de me déplacer pour récupérer mes enfants ? Les gens sont inquiets, ils ont besoin d'informations claires", observe la directrice. D'autres se questionnent à propos du travail "Nous avons quelques appels sur le chômage partiel, sur le droit de retrait." Les juristes du CIDFF se tiennent au fait, grâce à leur réseau national, des règles et mesures liées à la conjoncture, en sus du droit du travail..

Mais plus que jamais, le centre est mobilisé par sa mission d'aide aux femmes victimes de violences. "Des personnes nous sont adressées par les services sociaux, la police et la gendarmerie. D'autres appellent spontanément. La grande difficulté, c'est de vérifier si ces femmes peuvent s'isoler pour nous parler." A l'autre bout du fil, les psychologues et juristes s'efforcent de s'adapter aux contraintes de leurs interlocutrices. La situation de confinement exacerbe-t-elle les violences conjugales ? "A priori, on peut le penser, mais c'est difficile à évaluer. Pour notre part, nous ne sommes pas davantage sollicités, mais certains ignorent que nous sommes ouverts."

Le CIDFF a en tout cas choisi de maintenir sous forme de réunions en ligne les groupes de paroles qu'il organise d'ordinaire physiquement "Même sur Internet, cela crée du lien, du vivant. Les gens partagent leurs expériences et, en écoutant celles des autres, ils prennent souvent conscience de l'anormalité de leur situation. Nous travaillons sur l'emprise, la honte, les conséquences des violences sur les enfants, le dépôt de plainte..." cite Michèle Bastard.

Pour joindre le CDIFF, sur ces questions et sur toute autre, composez le 05 46 41 18 86 ou contact@cidff17.org

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