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Des animateurs jeunesse dans les rues numériques

Des animateurs jeunesse dans les rues numériques

Des animateurs jeunesse dans les rues numériques

En cette période de confinement, les Promeneurs du Net sont plus que jamais présents sur les réseaux sociaux. Ils gardent le contact avec les jeunes et mènent sur ce territoire virtuel diverses actions d'accompagnement, d'écoute et de prévention.

promeneurs du net
© Adobe stock

Aujourd'hui, c'est défi cuisine. Hier, le "confillenge" des Promeneurs du Net invitait les jeunes à un concours de blagues, auparavant à une activité sportive, à poster une photo "vue de ma fenêtre"... "A travers ces défis lancés chaque jour via Instagram, j'entretiens le lien avec les ados que je côtoie normalement à l'espace Jeunes de mon centre social. Ce public s'élargit de jour en jour, d'autres jeunes de l'Agglo s'abonnent", constate l'animateur David Heskes.

Il fait partie du réseau des 14 promeneurs du net de l'Agglomération de La Rochelle, 35 à l'échelle du département, un réseau co-animé par la Maison des Adolescents et de Jeunes Adultes (MDAJA) et l'association les Petits Débrouillards. Ces fameux promeneurs, au contact des 11-24 ans sur les réseaux sociaux, n'ont pas attendu l'épidémie de COVID-19 pour y installer leur présence éducative.

"C'est une initiative qui vient de Suède et a été reprise par les CAF en France" résume Eddy Manon, de la MDAJA". "Nous n'avons pas créé un nouveau métier du numérique, les promeneurs sont des animateurs et éducateurs qui prolongent dans la rue numérique la mission qu'ils exercent à l’échelle de leur centre social, leur commune ou quartier". Les promeneurs d'Angou'Loisirs à Angoulins, du centre socio-culturel des Quatre Vents à Lagord et tous ceux dont les contacts sont à trouver ici continuent donc, en mode virtuel, à être à l'écoute des jeunes, à les aider à monter des projets, à faire de la prévention quant au bon usage des réseaux sociaux ou encore à repérer les « fakenews ».

Encore plus souvent ces jours-ci, Céline Vray, référente jeunesse du centre social d'Aytré, se connecte avec des groupes d'ados sur Instagram ou Snapchat, "un peu sur Facebook mais c'est moins un réseau de jeunes", constate-t-elle. Depuis le 17 mars, la mission de Céline a évolué. "Nous avons des discussions de groupe, mais j'ai aussi pas mal d'échanges individuels. Certains jeunes ont besoin qu'on leur remonte le moral car ils vivent mal le confinement, d'autres qu'on les pousse à ne pas oublier l'école, à garder un rythme. Ils apprécient de parler avec un adulte qui ne soit ni un prof, ni un parent." Lorsqu'elle décèle chez un jeune de plus grandes difficultés, elle sait aussi qu'elle peut compter sur les compétences de la Maison des Adolescents, qui reste accessible ces jours-ci.

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