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L’effet du confinement sur la qualité de l’air

L’effet du confinement sur la qualité de l’air

L’effet du confinement sur la qualité de l’air

Le confinement a eu un effet nettement bénéfique sur la qualité de l'air, pour ce qui concerne les polluants liés aux transports. Une baisse de moitié du dioxyde d'azote a été observée durant ces 8 semaines : du jamais vu sur une aussi longue période, selon ATMO Nouvelle-Aquitaine.

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Pierre Meunié - CdA La Rochelle

Le chant des oiseaux, le bourdonnement des abeilles dans les arbres en fleurs, des pas dans la rue, le bruit des tondeuses, nous avons tous constaté aux premiers jours du confinement des modifications de notre environnement sonore. Ce calme ambiant venait, nous le savions, de la diminution des déplacements motorisés. Cette situation de crise inédite nous laissait supposer un aspect positif : une moindre pollution due aux transports.

L'association ATMO Nouvelle-Aquitaine, chargée de mesurer la qualité de l'air, confirme ainsi la chute spectaculaire des concentrations moyennes du dioxyde d'azote, le NO2, entre le 16 mars et le 10 mai dernier. Les 2 capteurs d'ATMO sur l'Agglomération, situés à Aytré et place de Verdun à La Rochelle, ont enregistré des baisses variant de - 41% de concentration de NO2 la première semaine à - 53% en moyenne (avec des pointes à - 71% la semaine du 13 avril et - 73% la semaine du 27 avril).

Le dioxyde d'azote, NO2, ce n'est pas le fameux CO2, dioxyde de carbone qui contribue au réchauffement climatique et que le territoire combat à travers son grand projet « La Rochelle Territoire Zéro Carbone ». Mais ces deux gaz possèdent des sources d’émissions communes et notamment la combustion des carburants dans nos véhicules. Donc le NO2 est un bon traceur de la pollution automobile et sa baisse signifie aussi celle du CO2 dû aux transports.

Pourquoi ATMO mesure-t-elle en priorité la concentration de ce premier gaz ? "Parce que notre rôle, c'est de surveiller les polluants qui ont un effet sur la santé, or le dioxyde d'azote est un gaz irritant qui pénètre fortement dans les voies respiratoires", déclare Christelle Bellanger, chargée de communication.

Si le NO2 a baissé durant les 8 semaines du confinement, ATMO a par contre mesuré deux pics de concentration de particules fines en suspension dans l'air lors de la semaine 13 (+ 89%) puis la semaine 17 (+ 83%). "En mars et avril, il y a régulièrement des hausses de ce type de polluants, qui peuvent être liées au chauffage au bois mais aussi à l'activité agricole, épandages d'engrais et de lisiers, retournement des sols. Cette année, c'est plus flagrant étant donné qu'on avait moins de voitures sur les routes."

Du pollen dans l’air…

Enfin, ATMO mesure les pollens dans l'air et produit une échelle de graduation allant de 1 pour une faible diffusion à 5 pour une diffusion très élevée. Le printemps, précoce de près de quinze jours, a avancé d'autant le risque d'allergie au pollen, de niveau 4 dès la semaine du 6 avril. Les symptômes allergiques liés aux pollens peuvent-il se confondre avec ceux du COVID-19 ?  "Il y a effectivement la toux, l'asthme commun aux deux, mais l'allergie ne donne ni fièvre, ni courbature, ni douleur de type grippal que l'on observe souvent avec le coronavirus", avance, tout en restant prudente, Christelle Bellanger.

Tous les détails sur atmo-nouvelleaquitaine.org

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