Retour

Le collectif STiMBRE explore la mémoire du site de La Sirène

Le collectif STiMBRE explore la mémoire du site de La Sirène

Le collectif STiMBRE explore la mémoire du site de La Sirène

Le collectif d’artistes STiMBRE s’est installé fin mai en résidence d’écriture à La Sirène, 6e des huit escales de son parcours d’itinérance créatrice dans des lieux tombés en désuétude ou réhabilités. À la clé, un spectacle mêlant poésie, musique électro, chant et arts numériques, à découvrir en mars prochain.

la sirène façade
© Fred Le Lan

« On aurait pu s’installer à La Sirène et aller travailler sur un lieu tombé en désuétude, comme nous le faisons habituellement. Il s’avère qu’à La Sirène, nous avons trouvé les deux en un : à la fois un lieu de résidence et de spectacle, et un lieu réhabilité à explorer », raconte Jo Stimbre, poète, auteur, compositeur, interprète. Avec la chanteuse et directrice artistique Gaëlle Shalton et le multi-instrumentiste et ingénieur du son Julien Perraudeau, ils ont posé leurs valises à La Sirène pendant une semaine pour leur projet Mémoires en friche. 

Au travers d’une itinérance créatrice, le projet consiste à aller explorer « des sites tombés en désuétude ou réhabilités » de Nouvelle-Aquitaine, et d’y « collecter de la matière visuelle et sonore afin de créer une chanson-tableau sur chacun de ces lieux. » L’ambition : créer un spectacle poétique et musical, assemblant ces chansons mais également des vidéos, pour « retranscrire l’âme des lieux » et de ceux qui les ont investis. Un travail de mémoire empreint des thèmes propres aux friches : l’oubli, la solitude, la renaissance...

Des lieux insolites

Ils ont ainsi exploré une grue classée au patrimoine industriel sur les bassins à flots de Bordeaux, une ancienne usine textile en Haute-Vienne, de vieux entrepôts militaires à Bergerac, une ancienne carrière à Mont-de-Marsan ainsi que les anciennes cuisines de l’hôpital psychiatrique Charles Perrens à Bordeaux. Avant de passer par La Sirène en mai dernier…

Armés de micros, d’appareils photos et de caméras, ils ont arpenté les couloirs de l’établissement, des sous-sols au toit. « Lorsque l’on part sur un lieu, on ne sait pas ce que l’on va trouver. La Sirène s’est révélée très inspirante. Le lieu est l’évocation même d’un site industriel, chargé d’histoire. Nous avons pu y enregistrer des tas de sons : le bruit de tonneaux qui roulent, d’un monte-charge, du vent sur le toit, d’un archer sur des plaques métalliques… Je crois que j’ai écrit dessus l’une des plus belles chansons du répertoire… Les rencontres avec les personnes qui travaillent à la Sirène ont été, là aussi, très riches d’enseignements. Ils aiment leur lieu et savent en parler avec passion. Et comme nous, ils sont mordus de musique. »

Le spectacle sera présenté à partir de septembre prochain dans tous les lieux où le collectif STiMBRE a résidé. À La Sirène, il est attendu en mars 2021. Un travail de médiation avec les jeunes, qui n’a pu être effectué en mai à cause de la crise sanitaire, sera réalisé à ce moment-là, avec le réalisateur Nicolas Kieffer. On a hâte…

Plus d'infos :

Revenir à la liste des actualités