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Transports publics : adapter l'offre au plus près des besoins

Transports publics : adapter l'offre au plus près des besoins

Transports publics : adapter l'offre au plus près des besoins

L’Agglo de La Rochelle est chargée d’organiser les transports publics sur son territoire. Avec la forte diminution des déplacements due au confinement, l’activité a été ajustée aux besoins de la population, avec des personnels volontaires pour assurer le service.

bus
Pierre Meunié - CdA La Rochelle

Si beaucoup d’entre nous sont confinés à domicile, d’autres continuent à se rendre à leur travail. Nous avons aussi tous besoin de faire des courses de première nécessité. Mais pas forcément tous les moyens de locomotion adaptés. Maintenir un service minimum de transport est donc indispensable en cette période de crise sanitaire.

« Nous nous sommes appuyés sur les modèles d’organisation prévus en cas de catastrophe naturelle et de mouvements sociaux. Sur cette base, chaque opérateur* nous a fait des propositions d’adaptation », explique Alexandre Kauffmann, chef du service « offres de mobilité » au sein de la Direction Mobilité et Transports de la Communauté d’Agglomération. L’offre, en particulier de bus, a ensuite été ajustée en fonction des réalités observées sur le terrain. « Je pense que nous sommes parvenus à un bon équilibre pour ne pas exposer les conducteurs aux risques, tout en répondant aux besoins des usagers ».

Les passagers rentrent par l’arrière et un plexiglas empêche d’approcher les chauffeurs à moins de 1,5 mètre. La jauge a aussi été limitée : à 20 personnes dans les bus classiques et à 30 dans les articulés. Et plus aucune vente de ticket ne se fait à bord. « Tout se passe bien, témoigne Christian Combes, chauffeur de bus Yélo. Sur les lignes du matin, nous déposons 2 ou 3 personnes qui travaillent. Dans la journée, nous transportons en général 5 à 7 passagers. Nous sommes rarement à vide finalement ».

Permanence des activités

Les conducteurs sont environ la moitié à poursuivre leur activité. Et ils ne sont pas les seuls. Des mécaniciens, du personnel d’entretien des bus, des agents de maintenance des vélos et des voitures en libre-service, des chargés d’information du public continuent à travailler. « Entre 350 et 400 personnes participent en temps normal au service de transport sur l’Agglomération », souligne Alexandre Kauffmann.

La centrale d’appels, qui renseigne sur tous les services Yélo, est plus active que jamais. « Ses horaires ont été élargis pour prendre le relais de la Maison de la Mobilité qui dû fermer au public », précise Alexandre Kauffmann. Le Transport à la demande (TAD) a été repensé pour pallier la diminution du nombre de bus en circulation. Le service d’autopartage Yélomobile a, lui, été maintenu mais adapté avec une « durée tampon » de 6h entre deux locations. Quant au libre-service vélos et au transport de personnes à mobilité réduite Isigo, ils fonctionnent tous deux normalement.

L’ensemble de la Direction Mobilité et Transports de l'Agglo reste aussi sur le pont, en télétravail, pour préparer la suite. « Nous devons définir l’offre de bus de l’été, celle pour les scolaires à la rentrée de septembre, préparer l’évolution des services vélo, réorganiser les travaux du pôle d’échanges de la gare, planifier la continuité du déploiement des abris bus, poursuivre les études engagées avec les bureaux d’études toujours mobilisés... On ne peut pas se permettre d’attendre, nous devons être prêts quand les activités reprendront », conclut Marie Santini, Directrice.

* RTCR, Transdev et Citiz auxquels l’Agglo a délégué la gestion opérationnelle de ses services de transport.

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