Milieux aquatiques et protection du littoral

Milieux aquatiques et protection du littoral

La loi NOTRe* du 07 août 2015 a programmé des transferts progressifs de compétences des communes vers les EPCI. Déjà en charge du « petit cycle » de l'eau (eau potable et assainissement), l'Agglomération a vu son rôle élargi au « grand cycle ».

Le "grand cycle" de l'eau

L'Agglo gère les eaux pluviales urbaines et participe à la gestion des eaux de ruissellement et des milieux aquatiques et à la prévention des inondations (GEMAPI). Cela comprend l’aménagement de bassins hydrographiques, l’entretien et l’aménagement des cours d’eau, canaux, lacs ou plans d’eau, y compris leurs accès ; la défense contre les inondations et contre la mer ; la protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques, des zones humides et des formations boisées riveraines.

*Nouvelle Organisation Territoriale de la République

Milieux Aquatiques

Concernant les Milieux Aquatiques, au nord et au sud de l’Agglomération, la compétence est exercée par 2 syndicats mixtes :

- le SYRIMA : Syndicat Mixte des Rivières et Marais d’Aunis
- le SMCA : Syndicat Mixte Charente Aval

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Au centre de l’Agglomération, la CDA exerce cette compétence en direct.

Sur cette partie du territoire, la Communauté d’Agglomération de La Rochelle, l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, la Région Nouvelle-Aquitaine, le Conseil Départemental de Charente-Maritime, les communes d’Aytré, Clavette, La Jarne, Nieul-sur-mer, Périgny, La Rochelle, Saint-Rogatien et les associations syndicales ASA du marais de Gatineau, ASA Aytré La Jarne Angoulins-sur-Mer, ASCO des marais Gâts d’Angoulins-sur-Mer ont signé le 1er Contrat Territorial 2021-2023 des Marais et Côtiers de l’Agglomération Rochelaise.

Mis en place par l’Agence de l’Eau, ces contrats ont pour objectif de restaurer et entretenir les cours d'eau et marais afin d’atteindre leur bon état écologique, comme fixé par la Directive Cadre Européenne sur l’Eau de 2000.

Pour l’Agglo, il s’agit de retrouver, grâce à une vision globale de territoire, des milieux aquatiques en bon état de fonctionnement : capables d'accueillir la biodiversité végétale et animale et doté d’une capacité auto-épuratrice. Un autre enjeu majeur réside dans la capacité des milieux à contribuer à la protection de la ressource en eau potable.

Le contrat concerne les marais rétro-littoraux et cours d’eau côtiers, qui ne sont pas compris dans les bassins versants de la Charente au Sud ou de la Sèvre niortaise au Nord.

Si la qualité générale des marais salés est convenable, les marais doux et encore plus leurs cours d’eau présentent des dégradations importantes. Les cours d’eau côtiers vont donc être traités en priorité : entretien et restauration des lits, des berges et de leur végétation, continuité écologique, lutte contre les espèces exotiques envahissantes aquatiques. Les principaux cours d’eau concernés sont : le Go, le Lafond, le Fétilly, la Moulinette et l’Otus.

Des travaux d’entretien, de restauration et de protection des berges des principales voies d’eau sont également prévus pour les marais rétro-littoraux : marais d’Aytré / La Jarne / Angoulins-sur-Mer, marais du bassin versant du Go dont le marais Gatineau, marais Pampin, marais du Chay et marais de Tasdon qui vient de faire l’objet d’une très importante renaturation.

En complément, des diagnostics et études vont être menés jusqu’en 2026, ainsi qu’un suivi et une évaluation des actions.

La réalisation du contrat 2021-2023 est estimée à 5,425 M€ TTC (65% d’aides financières et 35% d’autofinancement par les 11 maitres d’ouvrage). »