Qualité de l’eau : l’Agglomération dépose plainte après la détection de métabolites d’herbicides
Qualité de l’eau : l’Agglomération dépose plainte après la détection de métabolites d’herbicides
Publié le 24 sept. 2026
Le 18 septembre, l’Agence régionale de santé (ARS) a signalé à l’Agglomération une non-conformité concernant la qualité de l’eau en sortie du réservoir de Fraise, à Vérines. Des traces de deux métabolites d’herbicides ont été détectées. Par mesure de précaution, l’Agglo a immédiatement arrêté les ouvrages concernés et substitué leur alimentation en eau par des apports provenant de l’usine de Coulonge. Elle a également décidé de déposer plainte contre X afin de déterminer l’origine de cette pollution et les éventuelles responsabilités. Une démarche inédite pour l’Agglomération.
Une détection de métabolites d’herbicides
Les analyses ont mis en évidence la présence de deux métabolites issus de la dégradation d’herbicides : le flufénacet-ESA et le métolachlore-NOA.
Un métabolite est une molécule qui résulte de la dégradation d’une autre substance, ici un herbicide. Après leur utilisation, certaines substances peuvent en effet se transformer et se retrouver dans les sols ou dans l’eau sous cette forme.
La potabilité de l’eau du robinet n’a pas été remise en cause. La concentration mesurée pour le flufénacet-ESA était de 0,82 µg/L, au-dessus du seuil de qualité fixé à 0,1 µg/L mais largement en dessous du seuil de potabilité fixé à 8,8 µg/L. Du métolachlore NOA a également été détecté à 1 µg/L, sans seuil d’alerte spécifique pour cette molécule interdite depuis juillet 2024.
Des mesures prises immédiatement
Dès le signalement de l’ARS le 18 septembre, les ouvrages concernés ont été arrêtés, sauf le captage d’Anais qui n’est pas impacté.
Le secteur habituellement alimenté par le réservoir de Fraise - notamment le réseau de Bourgneuf-Montroy et certains quartiers du centre-ville de La Rochelle - est depuis alimenté provisoirement par de l’eau provenant de l’usine de Coulonge.
Une nouvelle analyse a été réalisée le 18 septembre. Les résultats, reçus le 22 septembre, ne mettent plus en évidence les deux molécules recherchées. Par mesure de précaution, l’alimentation par Coulonge est toutefois maintenue temporairement, le temps qu’une nouvelle analyse confirme ce retour à une situation normale. Cette mesure devrait être maintenue environ 15 jours.
Une plainte déposée
Des investigations sont en cours pour déterminer l’origine de cette pollution et comprendre comment ces métabolites ont pu être retrouvés à ces concentrations.
Afin que les faits puissent être établis et que les éventuelles responsabilités soient recherchées, l’Agglomération de La Rochelle va déposer plainte contre X.
Elle travaille avec les services de l’État et les autorités sanitaires pour assurer le suivi de la situation.
La protection de la ressource reste la priorité
Toutes les mesures nécessaires sont mises en œuvre pour protéger les ressources en eau et garantir la qualité de l’eau distribuée. L’Agglo poursuit les contrôles et les investigations et informera les habitants de l’évolution de la situation.