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Un bel exemple de coopération internationale autour du tourisme

Un bel exemple de coopération internationale autour du tourisme

L’Agglomération accueillait début juillet deux délégations, l’une indonésienne, l’autre mexicaine, pour une formation et des échanges sur le développement du tourisme. Pour ses interlocuteurs étrangers, le service « Stratégies et coopérations territoriales » de l’Agglomération avait concocté un programme varié, s’appuyant sur les ressources et l’expérience de nombreux acteurs du territoire.

Visite délégation indonésie

Qu’ont donc en commun la province du Sud-Est des iles Célèbes en Indonésie et sa capitale Kendari, l’état de Campeche au Mexique et l’Agglomération de La Rochelle ? La présence de la mer ! Ce sont des régions côtières qui en tirent déjà avantage pour certaines ou souhaiteraient pour d’autres développer le tourisme bleu. « Cet aspect nous intéresse dans l’exemple rochelais, ce n’est pas le seul », commentait Jorge Manos Esparragoza, Secrétaire d’Etat au Tourisme de la province mexicaine de Campeche. Il était, entre autres personnalités, accompagné du Secrétaire d’Etat à la Culture, Delio Carrillo Perez, curieux de « la façon dont se construisent et se gèrent de grands événements culturels comme les Francofolies », déclarait ce dernier, « également la façon dont la ville travaille à la conservation de son patrimoine historique, sujet qui nous concerne fortement. »

Développer son attractivité touristique

Voici deux aspects sur lesquels l’état de Campeche souhaite poursuivre ses échanges avec La Rochelle. « C’est un commencement », ajoutait Jorge Manos Esparragoza. « Nous avons beaucoup à tirer de l’expérience rochelaise sur la structuration de l’activité touristique et sur les méthodes pour se distinguer. A Campeche nous avons tout : une histoire forte, des sites archéologiques maya, une vieille ville, des évènements culturels, une gastronomie, la nature, le sport, la mer… mais nous sommes peu connus. Le Mexique est grand et Cancun draine à elle seule la quasi-totalité de la fréquentation ». Développer son attractivité touristique est aussi un fort enjeu pour Kendari et sa région, en Indonésie.

Travailler les infrastructures

Ce territoire d’Asie du Sud Est n’en est pas au même stade que Campeche, ni dans le développement du tourisme, ni dans sa relation de coopération avec La Rochelle qui est plus ancienne. Elle a débuté en 2012 (2015 pour le Mexique). « Nous avons à résoudre d’importantes questions d’infrastructures. Par exemple, je suis émerveillé de voir que l’eau potable est ici partout, à chaque robinet, ce qui est loin d’être le cas à Kendari », déclarait le Maire de la ville, Sulkarnain Abdul Kadir. « La question de l’assainissement, du traitement des déchets sont des sujets sur lesquels nous pouvons coopérer avec l’Agglomération de La Rochelle. Ces aspects comptent aussi dans le développement du tourisme. Nous sommes également très attentifs à la façon dont ici, vous avez construit votre notoriété ». Le sujet de la promotion d’un territoire intéresse l’ensemble du district indonésien de Wakatobi proche de Kendari, « cet archipel de Wakatobi est un véritable paradis sous l’eau, magnifique pour les amateurs de plongée, mais qui n’est pas assez bien repéré ».

Un programme varié

Du 2 au 14 juillet pour les Indonésiens, rejoint à partir du 11 juillet par les Mexicains, les délégations ont bénéficié d’un programme varié mêlant des visites de sites, des rencontres de terrain avec des professionnels et des moments d’information et de formation, notamment avec les enseignants des mastères « tourisme » de l’Université de la Rochelle. L’écotourisme et la protection de l’environnement, la promotion et la communication numérique, la création et le rôle d’un office de tourisme, la création d’une véloroute, la protection du patrimoine historique, la gestion d’un port de plaisance, d’une station balnéaire… autant de sujets qui ont pu être abordés et qui seront approfondis lors des suites qui seront données à cette première formation.

L’Agglomération de La Rochelle a pour sa part tiré de l’expérience la confirmation des ressources et compétences du territoire pour travailler de tels sujets dans le cadre des coopérations internationales.