Coop’Inspire : une coopérative qui inspire... dès le collège !
Coop’Inspire : une coopérative qui inspire... dès le collège !
Publié le 14 janv. 2026
Créée au sein du collège Pierre Mendès France à Mireuil, Coop’Inspire est la première coopérative scolaire. Son objectif : mettre à profit la pause méridienne des élèves pour construire et expérimenter des projets concrets, tout en développant des compétences utiles pour leur avenir. Une expérience qui se révèle très valorisante.
L’initiative est originale et pourrait bien essaimer dans d’autres établissements du territoire. Depuis 2024, des élèves de 4e et 3e du collège Pierre Mendès France à Mireuil, à La Rochelle, expérimentent l’entrepreneuriat au sein de la Coop’Inspire. Cette première coopérative scolaire a été créée avec le concours de KPA La Rochelle, une association d’éducation populaire, l’ALPMS (agence locale de prévention et médiation sociale) et le soutien financier de la Cité éducative de La Rochelle.
« Notre objectif initial était d’offrir une activité attractive à la pause méridienne », explique Redoine Zouak, principal du collège. « Dans les collèges en éducation prioritaire, nous sommes tenus de proposer un accueil élargi de 8 h à 18 h, et d’offrir des activités pédagogiques. » Les élèves y participent sur la base du volontariat. C’est ainsi qu’est née Coop’Inspire. « Notre mission chez KPA est de développer des projets innovants qui par le biais de la mise en action professionnelle et l’entrepreunariat collectif mènent les jeunes vers l’autonomie, la confiance en soi et l’acquisition de compétences professionnelles », précise Maelle M’Bengue, coordinatrice et accompagnatrice du projet.
Mieux se connaître pour mieux s’orienter
Depuis septembre 2025, chaque lundi à l’heure du déjeuner, une douzaine de jeunes filles se retrouvent pour travailler autour de leur projet : la fabrication de charms, des bijoux pour téléphone, à partir de perles de seconde main, et leur commercialisation. En décembre, elles sont allées les vendre sur le marché de Noël de La Matière à Périgny. Et elles ont participé le 14 janvier à l’Afterwork givré, organisé par KPA à Horizon habitat jeunes à Mireuil, afin de valoriser leur engagement. Elles ont pu présenter leurs réalisations devant les autres collégiens de leur établissement, mais aussi des parents, des enseignants, des partenaires... Les bénéfices de la vente permettront de financer un « voyage boussole » pour fêter leur réussite.
« À travers ces projets collaboratifs, les élèves apprennent à travailler en équipe, gérer un budget, communiquer et prendre des décisions collectives, mais aussi à mieux se connaître et ainsi à mieux s'orienter après la 3e », poursuit Maelle. « Notre souhait est de faire de ce projet, une expérience efficiente dans l’acquisition des compétences et leur dossier scolaire. Il ne s’agit pas seulement de les occuper », note de son côté le principal. « Les élèves y mettent en pratique les enseignements dispensés en classe, en mathématiques, français... Elles travaillent également leurs compétences écrites et orales. Et le fait qu’elles soient entre filles, elles osent plus facilement. L’expérience se révèle très valorisante. »
« J’ai plus confiance en moi »
Les élèves confirment ! « Après ces six mois j’ai une vision différente de ce que peut être une entreprise. Être dans un groupe sans jugements, sans moqueries au sein du collège, c’était vraiment bien ! Grâce à la Coop’inspire j’ai plus confiance en moi ! », témoignait Kalia, à l’issue de la première année.
« La coopérative c’est un endroit sûr où l’on peut s’exprimer, partager ses idées, apprendre à parler en public, gagner de l’argent grâce à ce qu’on fait ! Le dimanche soir je préparais mes affaires contente de savoir que j’allais commencer ma semaine à la Coop’Inspire. Je m’affirme plus et je serai partante pour une 2e année ! », confiait aussi Sahar, également de la promotion précédente.
Pour le moment, cette coopérative n’existe qu’au sein du collège Pierre Mendès France. « Mais nous sommes sollicités par d’autres établissements », confie Maelle. « Nous attendons les retours de la 2e année, pour voir ce que l’on peut améliorer, avant de développer le projet. »