Avenue Simone Veil #3 : de nouvelles fouilles, après des mises au jour exceptionnelles

Avenue Simone Veil #3 : de nouvelles fouilles, après des mises au jour exceptionnelles

Avenue Simone Veil #3 : de nouvelles fouilles, après des mises au jour exceptionnelles

Des nouvelles fouilles archéologiques débutent le 19 juillet et pour environ trois mois sur la partie Est de l’avenue Simone Veil, à Aytré, tout près de l’échangeur. De précédentes investigations, réalisées en 2019 sur la partie centrale de l’avenue, ont déjà permis de mettre au jour les vestiges d’un bâtiment monumental du Néolithique ainsi qu’une partie du célèbre « fossé Richelieu ».

Fouilles Avenue Simone Veil

Les fouilles effectuées par une équipe d’archéologues de l’Inrap* il y 18 mois ont permis de révéler plusieurs périodes d’occupation, allant du Néolithique (-6000 avant JC) à l’époque moderne (XVIème siècle). Avec une découverte de taille : celle d’un bâtiment aux dimensions hors normes datant du Néolithique moyen (4350-4240 avant notre ère).

Il est le seul édifice de ce type connu en France pour cette période. Il faudra en effet attendre 2000 ans et la fin du Néolithique, pour trouver des constructions de dimensions comparables. Son envergure atteignait 20 m sur 49 m pour une hauteur de plus de 12 m. On imagine qu’il s’agissait d’un bâtiment à caractère social, religieux ou politique.

Des occupations successives

D’autres traces indiquent une présence humaine continue sur le site : des fosses datant du Bronze ancien (- 2200 avant JC), des fossés et des bâtiments de l’âge du Fer (-800), un fossé et une carrière de l’époque antique (-52) ont en effet été trouvés sur le site. La carrière, de 23 m de long sur 11 m de large pour une profondeur de 3 m, a servi pour l’extraction de moellons, probablement utilisés pour la construction des villas limitrophes (La Moulinette, Bongraine).

L’occupation moderne est, elle, essentiellement marquée par la présence d’une portion du fossé construit par Richelieu pour assiéger la ville de La Rochelle, alors place forte protestante, en 1627-1628. Bordé d’un rempart ceinturant la ville sur plus de 12 km, ce réseau de fortifications était connu grâce à quelques cartes d’époque mais le fossé n’avait encore jamais été ni fouillé ni observé. Il a pu être documenté pour la première fois, notamment en étudiant deux des aménagements de ce système défensif : une redoute, emplacement fortifié permettant aux soldats de se protéger, et un bastion.

*Institut National de Recherches et d’Archéologie Préventive

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